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Dernier ajout – lundi 26 juin 2017.

La défense des côtes au XIXe siècle, le cas de Blaye (partie 1).

L’édification du verrou de l’estuaire sous l’égide de Vauban à la fin du XVIIe siècle marque l’aboutissement d’un long processus visant le contrôle de la navigation sur la Gironde. Dès lors que le verrou est opérationnel, les clés de la porte maritime de la Guyenne sont à Blaye et celui qui les possède détient la puissance que lui confère son autorité sur le royaume de France.

Les Bordelais ne s’y tromperont pas, puisque l’on n’entendra plus jamais parler sérieusement de rébellion au port de la Lune.

Cette situation va perdurer tout au long du XVIIIe siècle et ce n’est que vers 1840 que les choses vont réellement changer.

C’est cette évolution majeure dans l’histoire des fortifications de notre ville, que nous avons décidé d’évoquer aujourd’hui.

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Par où passait la ligne de chemin de fer venant de St André de Cubzac pour rentrer dans Blaye ?

L’un de nos fidèles lecteurs nous a récemment interrogé sur le tracé emprunté par la ligne venant de St André de Cubzac pour rentrer dans Blaye.
Aujourd’hui, grâce aux outils fournis par internet, il est facile de répondre et, pensant que cette question pourrait intéresser les passionnés de l’histoire de notre ville, nous avons décidé de vous livrer le fruit de nos cogitations.

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Un émouvant hommage à André LAMANDÉ.

André Lamandé est l’autre grand poète et romancier de Blaye.

Pour résumer sa vie et son œuvre, nous laissons la parole au fondateur de notre association, Paul Raboutet.

En effet, nous avons retrouvé un article rédigé par ses soins et paru dans "Le courrier de Bayonne" du 2 novembre 1933, article dans lequel il rend un vibrant hommage à celui qui fut son ami.

Vous y découvrirez quelqu’un de vraiment exceptionnel !

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Il y a 40 ans, le chemin couvert de la citadelle était rasé.

C’est au cours de l’année 1976 que des engins de travaux publics, commandités par la municipalité de l’époque, arasaient le sommet du glacis faisant disparaître l’un des composants majeurs de la défense de la citadelle : son chemin couvert.

En quelques jours, les bulldozers ont déplacé l’énorme quantité de terre que des milliers d’ouvriers avaient modelées "à la main" entre 1685 et 1689. Certes, ils n’avaient pas fait que cela, mais la destruction de près de 200 habitations et l’aménagement du glacis avec le chemin couvert couronnant sa crête avaient sans nul doute constitué une part importante de leurs travaux.

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André LAFON, poète et romancier.

À Blaye, tout le monde connait la rue André Lafon, dite également "rue de la sous-préfecture".

Mais qui connait encore André Lafon ? Qui se souvient de son œuvre ?

A vrai dire, seuls quelques rares amateurs de belles lettres savent qu’il fut un brillant écrivain, à la fois poète et romancier.

Pour honorer sa mémoire, la SAVB a retrouvé un article rédigé par son grand ami, François Mauriac. Nous n’avons pas jugé utile de changer un seul mot à ce beau texte écrit il y a exactement 100 ans, alors que la bataille de Verdun faisait rage et que celle de la Somme débutait.

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Quand le Président Mitterrand visitait la citadelle…

Le samedi 23 mai 1987, le Président François Mitterrand visitait la citadelle de Blaye.

Passionné d’histoire et fin lettré, il avait voulu mettre à profit un moment de liberté, lors d’un déplacement en Gironde, pour "venir voir" les fortifications imaginées par Vauban, qu’il portait en haute estime, ainsi que l’endroit où avait vécu Jauffré Rudel.

Lieu incontournable de la citadelle, le "musée d’Art et d’Histoire du Pays Blayais", créé et géré par la Société des Amis du Vieux Blaye, faisait bien évidemment partie de la visite.

Jean Ferchaud, alors président de la SAVB, a été l’un des acteurs de cette visite. Il nous en fait un récit truculent et sans concession.

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Inventaire du matériel de guerre d’une citadelle : Blaye en 1695 (partie 3).

Lors des deux précédents articles (http://www.vieuxblaye.fr/spip.php?article93 et http://www.vieuxblaye.fr/spip.php?article94) nous avons détaillé le contenu de l’inventaire de l’armement de la citadelle au 1er janvier 1695 en donnant les explications qui nous paraissaient utiles pour sa compréhension.

Ce document, véritable "photographie" des équipements militaires présents à Blaye à cette date nous a donné l’idée de poursuivre le raisonnement jusqu’à son terme en réfléchissant à la manière dont ils pouvaient être utilisés.

Tel est l’objet de ce troisième et dernier article consacré à l’exploitation de cet inventaire en tout point exceptionnel.

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Inventaire du matériel de guerre d’une citadelle : Blaye en 1695 (partie 2).

Lors d’un précédent article (http://www.vieuxblaye.fr/spip.php?article93), nous vous avons présenté l’inventaire de l’équipement de guerre de la citadelle au 1er janvier 1695 en centrant notre propos sur l’armement lourd qui constituait indéniablement la partie la plus sensible du document.

Il reste à nous intéresser aux autres types de matériels, certes moins emblématiques, mais néanmoins indispensables à ceux qui étaient chargés du "service de la citadelle de Blaye", pièce-maîtresse du verrou de l’estuaire.

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Inventaire du matériel de guerre d’une citadelle : Blaye en 1695 (partie 1).

C’est à partir d’un document exceptionnel que la SAVB est heureuse de vous présenter la liste des équipements militaires en dotation dans notre citadelle au 1er janvier 1695.

Nous sommes heureux de le faire car de cela on ne parle pas, ou alors très peu, les spécialistes des fortifications ignorant tout ou presque sur ce sujet.

A leur décharge, il faut reconnaître que contrairement aux imposants remparts de pierre que chacun peut encore admirer aujourd’hui, le matériel de guerre qu’ils abritaient a totalement disparu. Plus aucune trace. Rien. Il n’en reste rien, si ce n’est quelques vieux boulets pieusement conservés par notre association et aussi les lointaines collections que l’on peut contempler au musée de l’armée, à Paris.

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De Blaye à Ruffec, sur la trace des rescapés de l’opération Frankton.

Il y a quelques années, nous avons publié un article sur l’opération Frankton (http://www.vieuxblaye.fr/spip.php?article58), article qui a connu un gros succès puisqu’il compte parmi les plus consultés de notre site.

Par ce nouveau billet, notre propos est de faire revivre la partie pédestre de l’exfiltration qui a débuté après le sabordage des kayaks, à quelques kilomètres au nord de Blaye pour prendre fin à Ruffec, en Charente, à plus de 160 km du point de départ.

Cet itinéraire a été très récemment parcouru par l’un de nos adhérents et nous lui laissons volontiers la parole afin qu’il nous apporte plus de précisions sur cette randonnée un peu particulière car encore inédite.

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Les magistrats du parlement de Bordeaux et l’estuaire sous Louis XIV

La samedi 27 juin dernier, les amis du vieux Blaye s’étaient donné rendez-vous dans les locaux aimablement prêtés, une fois de plus, par le syndicat viticole des Blaye-côtes de Bordeaux pour écouter une conférence ayant trait à l’attitude des magistrats du parlement de Bordeaux vis-à-vis de l’estuaire.

Caroline Le Mao, notre conférencière, était particulièrement qualifiée pour aborder un tel sujet. En effet, agrégée d’histoire, maître de conférences en histoire moderne, à l’université Michel de Montaigne Bordeaux 3, elle a consacré sa thèse à l’étude du Parlement de Bordeaux et de ses magistrats au temps de Louis XIV.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous publions la version intégrale de sa conférence qui passionnera sans nul doute les membres de notre association qui n’ont pu être présents ce jour-là ainsi que tous ceux, qui de près ou de loin, s’intéressent à notre histoire locale.

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Découverte du tunnel reliant la citadelle au fort Pâté.

L’histoire était belle.

Elle était tellement belle que beaucoup y ont cru...

Hélas, ce n’était qu’un canular du 1er avril.

Pour s’en rendre compte il fallait lire cet article jusqu’à la dernière ligne de la dernière note et vous ne pouvez pas imaginer combien de visiteurs se sont laissés prendre au piège...

Allez, pour le plaisir nous le laissons en ligne.

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Le docteur GÉLINEAU (1828-1906), une grande figure blayaise.

Régulièrement, nous faisons référence aux travaux historiques du docteur Gélineau.

Comment pourrait-il en être autrement à partir du moment où ce grand Monsieur s’est beaucoup intéressé à l’histoire de Blaye, sa ville natale, à laquelle il a consacré trois de ses ouvrages.

La SAVB se devait donc de lui rendre un hommage particulier.

Tel est l’objet du présent article qui vous permettra de découvrir la vie riche et bien remplie de celui qui fut le contemporain et l’ami de l’abbé Bellemer, autre grande figure locale et "père spirituel" de notre association.

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Sortie estivale 2014 de la SAVB, encore un excellent millésime...

Tous les deux ans, la SAVB convie ses adhérents et sympathisants à découvrir un aspect méconnu de notre patrimoine local.

Cette année, c’est un périple à travers le nord Blayais que les organisateurs avaient concocté et le sujet était séduisant puisque ce sont finalement plus de soixante-dix participants qui se sont retrouvés aux portes de la citadelle, le dimanche 31 août 2014.

Le programme était volontairement dense et on aurait pu craindre une certaine lassitude, mais il n’en fut rien. Grâce à des interventions de qualité, à la variété des sites et des sujets traités, à une météo particulièrement clémente et enfin grâce aussi à un excellent repas, cette journée a été globalement une belle réussite.

Pour ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous ce jour-là, nous avons rédigé un compte-rendu succinct de ces visites. Bonne lecture.

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Le siège de Blaye en 1592.

Des dix-sept attaques menées contre la ville de Blaye et répertoriées par les historiens, celle de 1592/1593 est indéniablement la plus meurtrière et la plus dévastatrice.

Cela est d’abord dû à sa durée : plus de sept mois de siège !

Cela est ensuite dû aux talents militaires et à l’opiniâtreté des deux adversaires : d’un côté, Jean-Paul d’Esparbès de Lussan, gouverneur de la ville et du château, au nom de la Ligue ; de l’autre, le maréchal Jacques de Matignon, gouverneur de Guyenne et commandant l’armée royale.

Cela est enfin dû au contexte général des combats, qui, même s’ils furent discontinus, n’en furent pas moins acharnés, comme tous ceux menés aux cours des guerres de religion.

Il ne pouvait en être autrement dès lors que la haine et le fanatisme animaient les combattants des deux bords et que des puissances étrangères, notamment l’Espagne et l’Angleterre, venaient prêter main forte aux belligérants.

C’est donc le récit succinct de ce siège que les Amis du Vieux Blaye souhaitent vous faire découvrir aujourd’hui. Pour cela, nous avons principalement puisé nos sources dans un excellent petit livre publié en 1905 par un Blayais assez peu connu, le docteur Gélineau, chevalier de la Légion d’honneur, membre (entre autres…) de la société de l’histoire de France et des archives historiques de la Saintonge et de l’Aunis.

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Non, la citadelle de Blaye n’a pas été construite pour protéger Bordeaux !!

C’est devenu un lieu commun, une affirmation que bien peu ne songent à contester, une assertion reprise en cœur par les médias et dans les médias : "Vauban a construit la citadelle de Blaye pour protéger Bordeaux".

On remarquera par ailleurs que cette déclaration péremptoire est assez valorisante pour les Bordelais qui, faut-il le rappeler, ont une fâcheuse tendance à considérer l’estuaire en général et le Blayais en particulier comme une zone d’intérêt secondaire…

Or, qu’en est-il réellement ?

Ce qui paraît être une évidence de prime abord n’est en réalité qu’une erreur historique grossière, somme de raccourcis et d’approximations, révélatrice d’une ignorance manifeste des circonstances dans lesquelles ce que nous appelons aujourd’hui "le verrou de l’estuaire" a été érigé.

C’est pour combattre cet état des choses et rétablir la vérité que nous avons décidé d’aborder ce sujet particulièrement irritant pour ceux qui s’intéressent un tant soit peu à l’histoire du Grand Siècle en général et à celle de Blaye en particulier.

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Le roi d’Espagne à Blaye

L’année 1700 se termine.

Remaniée par Vauban, la forteresse de Blaye et ses annexes (fort Pâté et fort Médoc) contrôlent le trafic sur l’estuaire depuis quelques années. Forte d’une garnison avoisinant les 1 000 hommes, armée de plus de 108 canons (68 en bronze et 40 en fonte, précise un état daté de 1695), la citadelle domine le paysage et affirme pleinement la puissance de son propriétaire le roi de France, Louis XIV, qui détient enfin et pour longtemps la clé de la principale porte d’accès à la Guyenne.

C’est en ce début du 18ème siècle que Blaye va vivre un événement historique : le passage du tout jeune roi d’Espagne qui s’en va prendre possession de son royaume.

Les relations de ce voyage abondent, tant il était peu ordinaire. Les gazettes de l’époque et maints chroniqueurs ont rapporté, en prose et même en vers, des détails multiples sur les incidents de route, les fêtes, les séjours dans les villes traversées.

Il est vrai que l’on peine à imaginer aujourd’hui ce qu’a pu être ce voyage effectué au cœur de l’hiver, à une époque où les axes de communication se résumaient à des chemins de terre couverts d’ornières se transformant en autant de fondrières dès lors que la pluie devenait quelque peu dense…

Il faudra 48 jours au cortège royal pour effectuer les quelques 1300 kilomètres qui séparent Versailles de Madrid…

C’est l’épisode du passage de ce cortège à Blaye que nous vous proposons aujourd’hui, à partir d’un opuscule rédigé par Raymond Céleste, bibliothécaire de la ville de Bordeaux au tout début du 20ème siècle, et grâce à nos recherches personnelles sur cet événement assez extraordinaire pour l’époque.

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Bombardements de Blaye pendant la seconde guerre mondiale

Récemment, l’une de nos lectrices nous a posé une question relative au bombardement dont Blaye a été l’objet pendant la seconde guerre mondiale. Malgré ses recherches sur Internet, elle désespérait de n’avoir pu trouver des précisions sur cet événement au cours duquel deux membres de sa famille ont connu une fin tragique.

De manière à combler cette lacune, nous avons approfondi la question.

En fait, ce n’est pas la ville de Blaye en elle-même qui a été la cible des bombardiers alliés, mais l’usine Desmarais et cela à deux reprises : une première fois en 1940 et une seconde fois en 1944.

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Le château de la Barrière.

Il existe des lieux qui attisent la curiosité et suscitent des interrogations, ne serait-ce que par la manière dont les auteurs anciens en parlent… Leur existence, leur puissance, leur faste et aussi parfois leur rôle dans l’histoire ne peuvent qu’éveiller l’attention et pousser à la rêverie.

Le château de la Barrière est de ceux-là.

Si vous demandez à un Blayais où il se trouve, vous serez irrémédiablement déçu, car il ne saura vous répondre…

Et pour cause : le château de la Barrière n’existe plus !

Seuls quelques érudits, passionnés d’histoire locale, connaissent l’emplacement exact de ce qu’il en reste et nous ne pouvons hélas pas vous l’indiquer avec précision car l’actuel propriétaire du domaine ne le souhaite pas.

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Des prisonniers allemands dans la citadelle, pendant la première guerre mondiale.

C’est une évidence, l’histoire de la citadelle de Blaye ne se résume pas à celle du verrou de l’estuaire construit sous l’égide de Vauban à la fin du 17ème siècle et ne se termine pas non plus avec la libération de la duchesse de Berry le 8 juin 1833.

Si ces deux épisodes suscitent le plus d’intérêt chez les visiteurs, c’est qu’ils comptent parmi les plus emblématiques de l’histoire de notre ville et qu’aujourd’hui encore des murs majestueux sont là pour en témoigner.

Toutefois, il importe de ne pas se fier uniquement à ce que l’on voit. L’histoire de la citadelle est également riche de périodes fastes et joyeuses, comme de moments difficiles et particulièrement douloureux pour les hommes qui les ont vécus.

Et de ces moments-là il ne subsiste aucune trace visible.

Ainsi en est-il d’une époque assez méconnue pendant laquelle notre citadelle a servi de camp d’internement pour prisonniers de guerre. C’était au cours du premier conflit mondial, il y aura bientôt un siècle...

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La citadelle de Blaye, objet d’un master en histoire.

Pour beaucoup de gens et notamment les Blayais, la citadelle n’offre guère de nouveauté…

Les vieilles pierres sont là, l’on est habitué à leur présence et on les regarde sans les voir.

La force de l’habitude bien sûr, mais aussi les effets du tourbillon de la vie d’adulte : la curiosité de l’esprit a disparu…

Et pourtant ! Et pourtant la citadelle possède encore des "richesses" comme nous l’avait montré l’un de nos adhérents, le général (2s) Daniel Thomas, et comme vient de nous le démontrer M. Simon Ado.

Simon ADO est étudiant en histoire à Bordeaux et il vient de réussir brillamment (17 sur 20…) son master en ayant traité d’une manière plus complète le même sujet que le général il y a quelques années.

Des réussites au master, il y en a beaucoup ; mais des master dont le sujet porte sur la citadelle de Blaye, à notre connaissance, c’est le seul et c’est la raison pour laquelle nous avons pensé intéresser nos lecteurs en leur faisant découvrir plus en détail le contexte dans lequel Simon Ado a choisi un tel sujet. Pour être complets, il nous a également paru intéressant de demander au général (2s) Thomas son avis sur un sujet qu’il connaît bien.

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Un patrimoine en passe de sombrer dans l’oubli : la chapelle de l’hôpital St Nicolas de Blaye.

Nombreux sont les Blayais (et les autres, beaucoup d’autres…) à emprunter chaque jour la rue de l’hôpital, voire à fréquenter l’établissement lui-même sans imaginer un seul instant que ces murs multiséculaires renferment un véritable joyaux.

Cette petite merveille, car cela en est une, n’est rien d’autre que l’antique chapelle de l’hôpital fondé en 1257.

Une perle qui revient de loin et, qui hélas, risque fort de replonger dans l’oubli et l’indifférence si rien n’est fait pour lui permettre non pas de revivre, mais tout simplement de vivre.

Car le problème est bien là : une poignée de passionnés se sont dépensés sans compter pour restaurer ce haut lieu de notre patrimoine local et voilà que tous leurs efforts et leurs espoirs semblent anéantis par une simple décision de l’administration locale.

La Société des Amis du Vieux Blaye ne pouvait rester indifférente à une telle situation car il n’est pas acceptable qu’un tel patrimoine soit mis à l’écart et au rebut comme un vulgaire objet de consommation, dès lors que des hommes se sont investis, avec l’accord du propriétaire des lieux, pour lui redonner son luxe d’antan.

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Le paquebot De Grasse.

Pour les plus anciens d’entre nous, le paquebot De Grasse, c’est avant tout un souvenir de jeunesse, d’adolescence…

Il est vrai que ce géant des mers a fait partie du paysage blayais pendant plus de trois ans, période durant laquelle il est resté amarré le long de l’île Nouvelle, pratiquement en face de château Lagrange, dans l’un des rares mouillages à proximité de Bordeaux dont la profondeur permettait, ce n’est plus le cas aujourd’hui, à un grand navire de flotter à marée basse.

Si certains parlent peu du De Grasse, d’autres le font avec amusement et même émotion. L’un d’entre eux est allé voir ce bateau de prés, à la nage, s’est accroché à la chaîne de l’ancre pour reprendre son souffle avant de repartir… Une aventure soigneusement cachée aux parents, risquée et déraisonnable, comme la plupart de celles que l’on s’offre à 16 ou 17 ans… Un autre a pu profiter d’une aubaine pour monter à bord alors que le paquebot était échoué et que l’eau affleurait la plage arrière… Marcher sur ce navire "bien penché" lui a laissé un souvenir encore vivace…

Passionnés par ce qui nous a été raconté sur ce bateau au mouillage à deux pas de Blaye, nous avons voulu en savoir davantage.

Voici donc un historique succinct de ce superbe navire qui a vécu, comme on peut le constater, des moments assez exceptionnels.

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La longue histoire de notre hôpital.

Depuis la fin de l’année 2011, l’hôpital de Blaye a changé de nom.

Sous l’impulsion de technocrates avides d’un modernisme mal placé et plus soucieux de laisser une trace de leur passage aux affaires que de sauvegarder le patrimoine historique de notre ville, les termes de "St Nicolas" et de "Blaye" ont été purement et simplement abrogés.

Désormais notre hôpital se nomme "Centre hospitalier de la Haute-Gironde".

Cette appellation est neutre et bien en phase avec la tendance actuelle qui consiste à "faire dans le politiquement correct", c’est-à-dire à supprimer les marques du passé pour ne présenter qu’une image dénuée de toute référence, donc susceptible de ne froisser personne et de plaire au plus grand nombre.

Pour faire face à cette démagogie bien dans l’air du temps, la Société des Amis du Vieux Blaye veut rappeler à ceux qui sont à l’origine de cette décision inique l’histoire multiséculaire d’un établissement qui ne leur appartient pas et dont ils ont simplement la charge.

Pour cela, il nous a paru intéressant de citer l’allocution prononcée par le fondateur de notre association, Paul Raboutet, la veille de Noël 1957, à l’occasion du septième centenaire de la création de l’hôpital de Blaye.

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Rétrospective des différentes batailles pour la conquête de Blaye

Le visiteur qui vient à Blaye aujourd’hui est généralement impressionné par deux choses : la majesté de la citadelle, "encore restée dans son jus", et l’étendue de l’estuaire, véritable espace maritime allant et venant au gré des marées d’un océan pourtant situé à une distance respectable…

La cité, il l’a devine à peine et se contente généralement de la contourner sans chercher réellement à en connaître l’histoire.

Et pourtant, notre petite ville, principale porte d’entrée de l’Aquitaine durant des siècles, a fait l’objet d’âpres combats… En l’espace de 1400 ans, de 407 à 1814, Blaye, son château puis sa forteresse ont subi dix-huit attaques. La ville a été conquise douze fois et complètement ravagée à cinq reprises. L’ennemi a été repoussé quatre fois et des négociations ont permis de mettre fin aux hostilités par deux fois...

L’histoire succincte des seuls sièges dont l’histoire a retenu les dates (il est probable qu’il y en ait eu d’autres…), que nous vous présentons aujourd’hui vous permettra de mieux connaître l’histoire de Blaye, qui fut, pendant de longs siècles, rien d’autre que le reflet fidèle de l’histoire de France.

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La campagne de Pugnac

Grâce à l’un de nos fidèles adhérents, par ailleurs Président du conservatoire de l’estuaire de la Gironde, il s’avère que ce texte date d’une période plus récente que celle à laquelle nous avions initialement pensé.

En effet, selon toute vraisemblance, il relate des évènements qui se sont produits en mars 1848, à une époque ou les autorités éprouvaient quelques difficultés à faire reconnaître au bon peuple la toute nouvelle 2ème République...

Rédigé très probablement à la fin des années 1850, ce texte écrit en vers, a fait l’objet d’une publication, sous la forme d’un feuilleton intitulé "Campagne des Camageots", entre janvier et mai 1869, dans le journal "l’Éspérance".

En tout état de cause, le cahier manuscrit donné à la SAVB par M. Robert Lamoré, longtemps chirurgien dentiste à Blaye, présente toutes les caractéristiques d’un document original.

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Le Vitrezais et les marais.

La Société des Amis du Vieux Blaye, le Cercle Historique et Archéologique de Saint-Ciers-sur-Gironde en collaboration avec le syndicat d’initiative du Vitrezais ont conjointement organisé, le 24 septembre dernier, un colloque sur la vie dans nos contrées du XVIIème au XXème siècle.

Plusieurs conférenciers de renom se sont succédés au cours de cette journée pour mieux nous faire connaître le Vitrezais et les marais, en abordant des sujets fondamentaux tels que : ses principales caractéristiques physiques, son économie, la vie des grands notables qui l’ont exploité, celle des paysans-éleveurs qui y travaillaient, la langue vernaculaire. Enfin, l’occasion a été mise à profit pour honorer la mémoire d’un inventeur Saint Cyrien aujourd’hui oublié.

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Comment Paul RABOUTET parvint à sauver la citadelle !

C’est par un article mémorable, paru dans le journal l’Illustration et daté du 12 décembre 1936, que Paul RABOUTET (ci-contre en 1953, alors qu’il entre au conseil municipal), le fondateur de la SAVB, parvint à attirer l’attention des autorités sur le sort de la citadelle de Blaye.

Dans cet article, dont nous gardons précieusement un exemplaire à la SAVB, Paul RABOUTET narre avec beaucoup de clarté et de concision l’enchaînement des décisions et des faits qui ont permis aux services du port autonome de Bordeaux de détruire sans état d’âme une partie de la citadelle !

C’est donc un véritable témoignage historique que nous vous livrons aujourd’hui, en retranscrivant mot à mot l’argumentaire de Paul RABOUTET.

A l’issue de cette lecture, nul doute que vous serez comme nous, admiratifs devant tant d’opiniâtreté et de clairvoyance pour combattre une administration puissante, sourde, aveugle et parfaitement assurée de son bon droit…

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Opération Frankton

Le samedi 5 mars 2011, les Amis du Vieux Blaye s’étaient donnés rendez-vous à la maison du syndicat viticole, pour assister à une conférence sur l’opération Frankton.

Le conférencier s’étant attaché à présenter Bordeaux au tout début des années 40 et à mettre en exergue certains points particuliers de l’opération, nous avons jugé utile, au regard des questions et commentaires de l’auditoire, d’apporter quelques précisions sur cette épopée véritablement héroïque, dont l’un des épisodes s’est déroulé dans les environs immédiats de Blaye.

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Des "fresques murales" dans les souterrains de la citadelle

Les souterrains recèlent des secrets, c’est bien connu !

La citadelle de Blaye n’échappe pas à cette règle et pour ceux qui en douteraient encore : en voici la preuve.

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La renaissance du verrou de l’estuaire 200 ans après sa création

L’histoire du verrou de l’estuaire est relativement récente.
Elle débute à la fin du 17ème, quand Vauban parvient à faire croiser les feux de son artillerie par dessus la Gironde, et va se poursuivre jusqu’en 1814, date à laquelle les navires anglais bombarderont Blaye pour obtenir la capitulation des occupants de la citadelle fidèles à l’empereur.
Ensuite ce sera le déclin, tout au long du 19ème siècle, pour parvenir à la disparition totale en 1887.
Puis, au tournant du 19ème et du 20ème siècle, voilà que l’on réarme soudain le verrou, en reprenant les mêmes emplacements que ceux de Vauban quelques 200 ans plus tôt...

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Paul Raboutet

Biographie du président fondateur de la Société de Amis du Vieux Blaye.

Par Madame Françoise CAZAUVIELH, Vice-Présidente des "Amis du vieux Blaye", fille de Paul Raboutet.

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Le jardin public

Créé il y a un peu plus de 50 ans, le jardin public est devenu un lieu incontournable de Blaye. Petit historique ...

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La garnison de Blaye

Par Olivier CARO
Président de la Société des Amis du Vieux Blaye
Article paru dans L’estuarien n°19

Haut lieu stratégique, la citadelle de Vauban accueille une garnison qui fit de Blaye une ville militaire.

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Paul Raboutet

Un hommage au président fondateur de la Société de Amis du Vieux Blaye, qui permit par son action continue, la sauvegarde de la citadelle de Blaye.

par Arlette Cotton de Bennetot,
article extrait de Petit dictionnaire des rues de Blaye.

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1873, le train arrive à Blaye.

Pendant de nombreuses années, le train a constitué le moyen de transport le plus commode pour relier Blaye et le Blayais tout entier aux départements limitrophes.

Ce même train qui a fait disparaître en quelques décennies les gabarres et les transports fluviaux de personnel, à l’exception du bac reliant les deux rives de la Gironde, a dû subir à son tour une concurrence féroce, celle de la route, de la voiture particulière et du camion.

Après avoir connu son heure de gloire, le train va donc succomber à son tour et disparaître totalement du paysage blayais.

Il nous a semblé utile de relater succinctement l’histoire du chemin de fer dans notre région, en la situant dans son contexte, autant pour raviver les souvenirs des plus anciens que pour faire découvrir à nos jeunes lecteurs une facette assez méconnue de notre patrimoine.

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