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Découverte du tunnel reliant la citadelle au fort Pâté.

L’histoire était belle.

Elle était tellement belle que beaucoup y ont cru...

Hélas, ce n’était qu’un canular du 1er avril.

Pour s’en rendre compte il fallait lire cet article jusqu’à la dernière ligne de la dernière note et vous ne pouvez pas imaginer combien de visiteurs se sont laissés prendre au piège...

Allez, pour le plaisir nous le laissons en ligne.

Voilà le texte intégral du récit de la "découverte" du tunnel reliant la citadelle au fort Pâté.

"Son existence était soupçonnée depuis longtemps à Blaye et les anciens en parlaient régulièrement : oui, l’on savait qu’un souterrain reliait la citadelle de Blaye au fort Pâté.
Encore fallait-il le trouver pour mettre un terme aux moqueries régulières de ceux qui ne croyaient pas un mot de ces commérages colportés depuis des générations.

Et bien voilà, c’est chose faite.

Suite aux grandes pluies de ce début d’année, un éboulement s’est produit dans les galeries situées sous l’esplanade du château des Rudel, dévoilant une entrée jusque-là ignorée.
Pour ses fidèles lecteurs internautes, la SAVB retrace le récit de cette extraordinaire aventure que fut la découverte de ce passage secret."

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L’éboulement tel que nos guides l’ont découvert.

La présence des flaques d’eau montre bien qu’il s’agit dune conséquence récente des pluies abondantes de ces dernières semaines.

C’est tout à fait par hasard que cette entrée a été décelée, le samedi 28 février dernier. Ce jour-là, Olivier Caro et Alain de Larrard, bien connus de nos adhérents, faisaient visiter les anciennes galeries situées sous la batterie de 19 c (voir notre article à ce sujet : http://www.vieuxblaye.fr/spip.php?article55) à un groupe de VIP. [1]
Quelle n’a pas été la surprise de nos guides de découvrir, à l’angle de la salle de chargement et du couloir conduisant au monte-charge de la batterie, à environ 12 mètres sous terre, une excavation fraichement ouverte. Visiblement, il ne pouvait que s’agir des conséquences des pluies torrentielles des dernières semaines, comme en témoignaient les flaques d’eau encore présentes au pied dudit éboulement.

Une fois la visite terminée, une question s’est immédiatement posée sur la conduite à tenir. Fallait-il prévenir les autorités ? Fallait-il au contraire ne rien dire et aller voir de plus près ce dont il s’agissait ? L’attrait de l’inconnu et aussi, il faut bien l’avouer, l’envie de ne laisser à personne d’autre le soin de découvrir quelque chose de nouveau dans la citadelle eurent raison des scrupules des deux amis. La décision ne tarda pas à être prise : dès le lendemain, équipés d’un minimum de matériel, l’on irait voir où menait cette fameuse excavation.

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Vue du boyau situé derrière l’éboulement.

Au-delà de l’éboulement, un "boyau" semble s’enfoncer dans les entrailles de la terre.

Dimanche 15 mars 2015, 9h30 : la découverte du passage.

Nous leur laissons la parole.

Revêtus d’une vieille combinaison bleue de travail, chaussés de bottes, équipés de lampes de poches, d’une puissante torche et de sacs à dos contenant un matériel aussi divers que variés [2], nous voilà devant le fameux éboulement repéré la veille.
Le premier réflexe est de s’allonger sur l’éboulis pour voir ce qu’il y a de l’autre côté. Nous mesurons alors l’importance de la torche qui nous dévoile un boyau d’environ 2 mètres de diamètre, qui semble bien être une cavité naturel. Ce boyau a tout l’air de s’enfoncer en pente douce dans les profondeurs du sol, d’un commun accord nous décidons d’y aller.

Assez rapidement il atteint une hauteur suffisante pour nous permettre de progresser debout, même Alain y parvient [3] Les parois sont humides, mais saines, aucune trace d’éboulement et seules de petites flaques d’eau prouvent quelques infiltrations. Cela dit, ce n’est guère étonnant compte tenu de la pluviométrie de ces dernières semaines.

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Le "boyau" s’élargit.

Quelques flaques d’eau apparaissent, mais rien que du très normal, compte tenu de la pluviométrie de ces dernières semaines.

Au bout d’une trentaine de mètres, nous parvenons à un étroit couloir taillé dans la roche calcaire qui caractérise le promontoire de la citadelle et quelle n’est pas notre surprise de découvrir un escalier étroit, qui semble s’enfoncer dans les profondeurs du sol en virant à droite.

Prudemment nous entamons la descente. Un palier apparaît, avec un mur maçonné sur la partie droite. Visiblement il s’agit d’un renforcement de la paroi qui semble assez fragile à cet endroit. Nous poursuivons la descente et atteignons un véritable escalier en colimaçon, taillé dans la roche. Le passage ne fait pas plus d’un mètre de large, la hauteur excède à peine 1,80 m et la pente se révèle assez raide, mais les marches sont saines car ici il n’y a aucune infiltration d’eau. Alain est obligé d’avancer légèrement courbé, mais qu’importe… Alors que l’on s’enfonce dans les profondeurs de la roche, l’on ne peut qu’être admiratif du travail effectué par ceux qui l’ont creusé : les traces laissées par les burins et les pics sont parfaitement visibles et on imagine sans peine la somme de travail qu’il a fallu fournir pour percer la pierre… A noter que, la roche est parfaitement saine et qu’aucun moellon ne traîne sur les marches qui sont absolument nettes, étrangement l’on ne sent pas du tout oppressés…

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L’escalier en colimaçon.

On peut imaginer le travail qu’il a fallu fournir pour percer tant de roche...

Nous poursuivons la descente de cet escalier en nous rendant rapidement compte que nous aurions dû compter les marches. En effet, étant assez régulières elles nous indiqueraient sans problème et avec une relative précision la profondeur exacte du conduit dans lequel nous nous enfonçons…

La descente paraît interminable alors qu’en fait cela fait guère plus de 40 minutes que nous avons franchi l’éboulement. D’ailleurs voilà que l’escalier se termine. Il est 10h15 lorsque nous parvenons à un boyau, véritable tunnel, toujours creusé dans la roche calcaire, mais parfaitement horizontal et, semble-t-il, bien rectiligne. Nous nous avançons. Les parois de ce boyau sont parfaitement taillées, aucune aspérité… Le sol est couvert de petites pierres mélangées à de la terre, la marche y est agréable... Si la hauteur est juste suffisante pour qu’Alain puisse tenir debout, la largeur permet en revanche de marcher à deux de front. Ainsi, il doit être possible de croiser quelqu’un venant dans l’autre sens sans trop de risque de se gêner. Mais pour l’instant nous sommes seuls et bien seuls… Un rapide coup de boussole nous apprend que la direction générale de ce souterrain est de 230° soit exactement ou presque la direction du Sud/Sud-Ouest.

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Un tunnel quasiment rectiligne.

Deux personnes peuvent sans peine se croiser.

Nous progressons assez rapidement. Le sol est sec et sain, l’air parfaitement respirable et puis nous nous rendons bien compte que nous sommes en train de vivre quelque chose d’extraordinaire, alors le temps ne compte pas…

Il est 11h00 lorsque nous parvenons à ce qui semble être le bout du tunnel. Devant nous un nouvel escalier, plus étroit que le précédent, nous fait face, taillé lui aussi dans la roche. Notre interrogation est totale : où diable peut-il conduire ??

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Un nouvel escalier apparaît.

Celui-là est moins bien taillé que le précédent.

Nous gravissons lentement et précautionneusement les marches.

Les parois sont moins "nettes" que celles que nous avons descendu tout à l’heure, le passage est plus étroit aussi, par moment les épaules touchent de chaque côté… Et puis la montée est raide…

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Une lueur apparaît tout en haut...

Visiblement il ne peut s’agir que de la lumière du jour.

Au bout d’une vingtaine de minutes, une petite lueur apparaît là-bas tout en haut… Ce ne peut être que la lumière du jour ! Le léger souffle provoqué par l’appel d’air de l’ouverture confirme notre impression, nous forçons l’allure. Au fur et à mesure que nous approchons de ce qui doit être la sortie nous ne pouvons que constater la dégradation des marches, certaines ont même carrément disparu… Il est probable que contrairement à l’autre escalier, qui était protégé des intempéries, celui-ci a dû en souffrir. Finalement nous parvenons au sommet sans avoir eu besoin d’utiliser corde et baudriers. Il faut nous défaire des sacs à dos pour nous hisser à l’air libre, mais nous y parvenons sans trop de difficulté : il suffit d’écarter quelques branches de lierre sauvage qui pendent de l’extérieur pour accéder à ce qui semble être un petit sentier tapis de feuilles mortes, mais qui n’est en fait qu’une rigole naturelle...

Au bout de quelques mètres la végétation s’éclaircit et nous apercevons, une construction en pierre de taille en partie recouverte de végétation.

« Mais c’est le fort Pâté !!! » s’exclame Olivier.

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Le fort Pâté, vue depuis la sortie du souterrain.

Il s’agit du côté Nord, diamétralement opposé à l’entrée du fort.

Oui, il n’est pas possible de se tromper. Sa silhouette massive se reconnait entre mille : le sommet de la construction est crénelé pour permettre le passage des canons, la bâtisse évasée, les fenêtres de tir ponctuant la base de la construction et puis le toit en tuile du poste de garde qui domine l’ensemble : nous sommes bien face au fort Pâté.

Notre joie est indescriptible et nous tombons dans les bras l’un de l’autre…

Qui aurait cru cela possible ??

Certainement pas nous qui étions les premiers à mettre en doute l’existence de ce souterrain… Et voilà que nous venons de le découvrir, c’est à peine croyable…
Nous marchons un peu en direction du fort, mais assez vite notre progression est interrompue par d’importantes mares assez profondes. Il faudrait faire un grand détour pour atteindre l’entrée du fort qui se trouve visiblement à l’opposé de notre emplacement…

Et puis à quoi bon ? Nous savons bien qu’il s’agit de fort Pâté, nous l’avons vu tant de fois depuis l’estuaire, alors inutile d’en faire le tour pour s’en persuader !!
En outre, il est presque midi et les émotions ça creuse, c’est bien connu.
Nous décidons alors de casser la croûte à l’entrée de "notre" souterrain. Ce sera aussi l’occasion de commenter notre matinée et de réfléchir à ce que nous allons faire à présent.

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L’entrée du souterrain derrière le fort Pâté.

C’est là que nos amis déjeuneront avant de replonger dans les entrailles de la terre.

Dimanche 15 mars 2015, 13h30 : le retour.

Après nous être sustentés et avoir beaucoup discuté, nous passons à ce qui a été décidé d’un commun accord : tenter de faire un relevé de "notre" souterrain, de manière à préparer un dossier que nous remettrons, en bonne et due forme, à la municipalité en vue d’officialiser notre découverte.

La méthode adoptée est simple : nous allons mesurer la hauteur moyenne des marches et les compter, ainsi aurons-nous une notion assez précise de la dénivelée de nos deux escaliers. Pour ce qui est du boyau, nous utiliserons la corde de rappel comme chaîne d’arpenteur. Ce sera probablement un peu long, mais nous serons certains d’avoir une bonne idée de sa longueur.

Aussitôt dit, aussitôt fait, nous nous engouffrons à nouveau dans l’étroite entrée de "notre" souterrain. Pour commencer, prendre plusieurs mesures de la hauteur des marches et en extrapoler une moyenne. Le double mètre à ruban va au moins servir à quelque chose... Nous mesurons les premières marches et commençons la descente tout en comptant chacun de notre côté et en silence, de manière à ne pas nous perturber et ne pas commettre d’erreur. Arrivés à la cinquantième marche, nouvelle série de mesures à l’aide du double mètre. Parvenus à la centième nous mesurons une nouvelle fois. Finalement nous en comptons 147.

Des onze mesures effectuées (en cm : 17, 19, 17, 21, 16, 20, 15, 19, 19, 17 et 18) nous obtenons une hauteur moyenne des marches de 18 cm (198 : 11 = 18). Cela signifie que nous sommes à un peu plus de 26 mètres sous terre par rapport au niveau de départ, celui de l’entrée situé sur l’île Pâté. Estimant que l’altitude moyenne de l’île est de 2 m, nous en concluons qu’en fait nous sommes à 24 mètres sous terre par rapport au niveau de l’estuaire.

Nous passons ensuite à la mesure de la longueur du boyau. L’un demeure au pied de l’escalier permettant d’accéder à l’île Pâté, pendant que l’autre s’enfonce dans les ténèbres du tunnel en tirant la corde de rappel. Cinquante mètres plus loin, à peine visible depuis le point de départ, il s’arrête, étant parvenu au bout de la corde. Un puissant rugissement permet à son acolyte de le rejoindre, tout en lovant la corde autour du bras droit (Olivier est gaucher). Il dépasse alors son ami qui reste immobile et poursuit sa progression en dépliant la corde derrière lui. Et ainsi de suite. Chacun renouvèlera l’opération quinze fois. Ainsi donc, après un rapide calcul, il s’avère que le tunnel que nous venons d’emprunter et qui est forcément situé sous l’estuaire mesure environ 1500 mètres de longueur (50 x 30 = 1500).

Nous voilà parvenus au pied de l’escalier conduisant à l’intérieur de la citadelle, il ne nous reste plus qu’à procéder comme nous l’avons fait de l’autre côté. Ici, nous savons déjà que l’opération sera plus longue, car nous avons bien remarqué qu’il y avait davantage de marches. Effectivement, quelques 266 marches plus haut et 5 séries de prises de mesures différentes (toujours en cm : 18, 17, 20, 19, 16, 17, 19, 18, 17, 20, 16, 18, 19, 17 et 16), nous en déduisons qu’arrivés à notre point de départ, nous sommes à environ 47 mètres au-dessus de l’entrée du tunnel conduisant au Pâté (266 marches x une hauteur moyenne de 17,8 cm = 47,348 m exactement). Nous avons hâte à présent de mettre tous ces chiffres au propre pour y voir un peu plus clair.

Il est 17h20 lorsque nous atteignons l’entrée des souterrains de la batterie de 19 c, au pied des murailles Nord de la citadelle. Un peu fatigués, certes, mais ô combien satisfaits de notre périple sous les eaux tumultueuses de l’estuaire.

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Pour comprendre.

Ce document fait partie du dossier déposé à la mairie.

Épilogue.

Sitôt arrivés au local de la SAVB, nous posons nos sacs et commençons par ouvrir une bouteille du Château "Cailleteau Bergeron", Sauvignon Blanc 2013, Blaye - Côtes de Bordeaux, pour nous remettre de nos émotions et nous offrir un moment de détente bien mérité ! [4]

Ensuite nous sortons nos cartes marines et toutes les données que nous possédons sur l’altitude de la citadelle.
Pour rappel, ces données sont les suivantes :

  1. altitude des socles des affûts des canons de 19 c : 34 mètres au-dessus du niveau moyen de l’estuaire à marée basse ;
  2. épaisseur de roche entre la batterie de tir de 19 c et la salle de chargement : 12 mètres (référence : Petit Atlas Militaire de la place de Bordeaux, citadelle de Blaye, édition 1904) ;
  3. profondeur moyenne de l’estuaire entre la citadelle et l’île Pâté : 3 mètres à marée basse et 8 mètres à marée haute (références : IGN-SHOM- carte Navikayak-feuillet NVK-P-0198 de janvier 2012).

Forts de ces données et de celles ramenées de notre expédition, nous effectuons nos calculs et ils s’avèrent étonnants : globalement, l’entrée du boyau conduisant à l’île Pâté, se trouve à 59 mètres en dessous des positions des pièces de la batterie de 19 (altitude de référence dont nous sommes certains) et donc à quelques 25 mètres en dessous du niveau moyen de l’estuaire à marée basse. Ce qui veut dire aussi qu’il n’existe, selon nos calculs, qu’un mètre de différence entre le départ du tunnel situé sous l’estuaire et son arrivée…

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Pour se repérer.

Autre document figurant dans le dossier déposé auprès des autorités municipales.

Un mètre de dénivelée sur 1500 m de longueur, le tout creusé sous la roche, à environ 16 mètres sous le fond de l’estuaire, c’est absolument extraordinaire…

Et la question vient immédiatement à l’esprit : comment les anciens ont-ils fait pour obtenir une telle précision ??

Et puis qui a ordonné de le creuser ce souterrain ?

De toute évidence il ne peut s’agir que de Vauban puisque l’entrée avait été murée lors des travaux effectués à la fin du 19ème siècle.

Nous appuyant sur ces calculs, nous avons rédigé un dossier étayé pour la mairie, notre idée étant que cette découverte soit exploitée comme elle doit l’être, c’est-à-dire qu’elle devienne l’une des attractions touristiques majeures du verrou de l’estuaire inscrit au patrimoine mondial de l’humanité depuis 2008.

Pour conclure, laissons la parole au président de la SAVB : « Au jour d’aujourd’hui [5] [6], nous connaissons la valeur intrinsèque de notre découverte tant sur le plan historique, qu’architectural et bien évidemment touristique et nous attendons avec impatience la réponse de la municipalité. »

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Notes

[1Ces souterrains, interdits aux publics ne sont qu’ouverts exceptionnellement sur autorisation du propriétaire des lieux, la mairie de Blaye. Depuis plusieurs années, il est toutefois possible de les visiter exceptionnellement, une fois par an, dans le cadre des journées du patrimoine.

[2En plus du nécessaire pour manger et boire pendant une journée, les sacs contenaient : 50 m de corde de rappel, deux baudriers, des mousquetons, deux poignées jumar, deux bloqueurs, des longes, deux couvertures de survie, de quoi mesurer des petites distances, des bougies, une boussole sans oublier un petit calepin pour prendre des notes et bien évidemment un appareil photo.

[3Alain mesure 1,82 m et pèse 83 kg.

[4De l’humble avis du rédacteur, le Cailleteau Bergeron blanc "tradition" 2013 est l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, des vins blancs de notre belle région. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il a remporté la médaille d’or du concours 2014 des vignerons indépendants, une référence incontestable.

[5La locution "au jour d’aujourd’hui" est une tautologie, comme l’était initialement la locution au jour d’hui, où "hui" signifiait déjà "le jour présent". Étymologiquement parlant, c’est donc une locution doublement redondante. Mais bon, étant donné qu’il s’agit du Président, on met ça sous le coup de l’émotion…

[6le 1.4.2015



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