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Sortie estivale 2012 de la SAVB : un excellent millésime !

Quelques cinquante adhérents et sympathisants de la SAVB s’étaient donné rendez-vous, le samedi 1er septembre 2012, pour la traditionnelle sortie estivale organisée tous les deux ans dans les environs de Blaye.

Cette année, sept visites étaient programmées pour découvrir un patrimoine quelque peu méconnu ou parfois simplement ignoré car inaccessible au public.

La journée était donc particulièrement dense, mais aussi passionnante et ô combien enrichissante.

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de pouvoir participer, nous avons retracé de manière succincte les différentes présentations faites sur les lieux de visite, accompagnées de quelques images qui, nous l’espérons, vous aiderons à mieux imaginer ces véritables perles qui existent encore dans notre belle région.

Bonne lecture et n’oubliez pas de cliquer sur les vignettes pour agrandir les images.

La chapelle de Magrigne.

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Vue d’ensemble de la chapelle de Magrigne.

La Chapelle des Templiers de Magrigne, à Saint Laurent d’Arce, est un édifice classé Monument Historique depuis le 10 novembre 1921, elle est normalement fermée au public.

Construite à la fin du 12ème siècle par l’Ordre des Templiers, c’est d’abord un hôpital au sens médiéval du terme. A la fois établissement religieux, refuge, hostellerie et lieu de soins, Magrine a été, pendant des siècles, une halte coutumière des pèlerins se rendant à St Jacques de Compostelle, les "Jacquets". Parvenus à Blaye, ces derniers avaient le choix entre deux possibilités pour continuer leur pèlerinage : soit embarquer directement pour Bordeaux, par un trajet qui durait à peu prés le temps d’une marée ; soit poursuivre à pied jusqu’à Magrigne, puis descendre en barque le ruisseau passant à proximité de l’hôpital, qui, toujours grâce aux marées, permettait de rejoindre facilement la Dordogne en face d’Ambès.

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Intérieur de la chapelle .

Le mur Est et les trois fenestrons.

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Intérieur de la chapelle.

Le mur Ouest et l’unique fenestron situé juste au-dessus de la porte d’entrée principale.

En 1317, soit cinq ans après la suppression de l’Ordre du Temple, la bâtisse est attribuée aux Hospitaliers de l’Ordre de St Jean de Jérusalem, connu aujourd’hui sous le nom d’ordre de Malte.
Elle est érigée en église paroissiale de 1704 à 1790.
Laissée à l’abandon pendant de nombreuses années, elle sera rénovée et réouverte le 21 mai 1895.

Aujourd’hui, la chapelle de Magrigne est, dans son aspect et ses proportions, conforme au bâtiment construit initialement par les Templiers, seuls les constructions latérales ont disparus.

Sur le plan architectural, l’on remarque l’alternance régulière de moellons de deux hauteurs différentes : ceux de "deux palmes" et ceux "d’un pied de Roi". [1]. Par ailleurs, le chevet plat, à l’Est, est percé par un triplet de trois hauts fenestrons, symbolisant la Sainte Trinité et, au-dessus du portail d’entrée qui lui fait face, l’on ne trouve qu’un seul fenestron symbolisant l’unique voie de salut.

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La mairie de St Christoly de Blaye.

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La mairie de St Crhristoly

Depuis de nombreuses années, le prêtre desservant la paroisse de St Cristoly de Blaye ne résidait plus dans la commune et le presbytère ne servait plus que de lieu de catéchèse pour les enfants.

En 1990, à la demande du conseil municipal, l’association Diocésaine renonce à l’usage du presbytère tout en demandant la mise à disposition de salles pour la catéchèse. Le conseil municipal, unanime, prend alors la décision de restaurer le bâtiment afin d’y installer les services de la mairie, du cadastre ainsi que des salles de réunion indispensables à la vie d’une communauté.

L’immeuble, situé en plein bourg, à côté de l’église, monument classé du 12ème siècle, a un caractère architectural remarquable. Il est bâti en moellons crépis, avec des entourages de portes et de fenêtres en pierre de taille, d’un toit à quatre pans bordé d’une génoise à trois rangs.

Hélas, sa construction, qui date des années 1750, semble bien n’avoir jamais été menée à son terme comme le démontre la façade dissymétrique présentant une porte d’entrée encadrée de trois fenêtres du côté droit et d’une seule du côté gauche.

En 1991, il est donc décidé de procéder à l’extension du bâtiment principal à l’identique, avec les mêmes matériaux :
pierre de Bourg "taillée dans la masse" dans des carrières situées à une quinzaine de kilomètres et qui donnent tant de noblesse à bon nombre de demeures de notre Haute-Gironde ;
encadrement de baies, corniches et bandeaux en pierre massive et enduit à l’ancienne pour les parties en moellons et en briques ;
menuiseries extérieures en bois comprenant portes pleines vitrées et fenêtres à la française suivant le plan des façades ;
conservation, après traitement, des charpentes traditionnelles ;
couverture en tuiles canal vieillie de Gironde, sur tuile canal à crochet, fabriquées dans les tuileries du canton.

Point essentiel : cette extension rend une parfaite symétrie au bâtiment par rapport à sa grande porte d’entrée comme le souhaitaient, très vraisemblablement, les premiers bâtisseurs.

Le projet comprenait également la construction d’une annexe du même style pour les salles associatives ainsi que la réfection des bâtiments encadrant la place où est aménagée la bibliothèque.

Par ailleurs, la réfection totale de la sacristie, avec création d’un passage entre la mairie et l’église, a permis de dégager un vitrail et une fenêtre entière précédemment obstrués.

La fin des travaux et l’inauguration des locaux a eu lieu le 10 octobre 1992.

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Une belle demeure ancestrale.

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Château Les Richards
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Charpente du lavoir.

La restauration de cette charpente est absolument remarquable.

C’est dans les environs de Mombrier, en Bourgeais, que se situe le château "Les Richards", belle bâtisse de construction traditionnelle, qui renferme encore aujourd’hui dans ses murs un patrimoine familial absolument intact.

Tout y est maintenu dans l’esprit du temps passé, soigneusement et amoureusement conservé dans le respect des traditions d’une noblesse sur laquelle le temps n’a pas d’emprise.

La découverte de cet endroit exceptionnel, la simplicité des propriétaires à faire partager leur passion ne pouvait que laisser admiratif.

C’est d’ailleurs le sentiment général ressenti par les participants après cette visite hors norme et tout à fait insolite, puisque le domaine n’est en aucun cas ouvert au public.

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Le château Monconseil-Gazin.

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Entrée du château Monconseil-Gazin

C’est au château Monconseil-Gazin, appartenant à Jean-Michel et Françoise Baudet et situé tout prés de Plassac, que le déjeuner a été servi sous la forme d’un buffet froid accompagné des vins de la propriété.

Selon la légende, Charlemagne aurait tenu "conseil" en ce lieu après la bataille victorieuse contre les Sarrasins sur le coteau qui surplombe l’estuaire en l’an 804.

Le Château, construit vers 1500, a été maintes fois remanié mais il a conservé son caractère d’imposante gentilhommière.

Dans la famille Baudet depuis 1894, cinq générations se sont succédées pour y produire des vins de grande qualité.

Le relief vallonné du vignoble bénéficie d’un micro-climat bienveillant induit par la proximité de l’estuaire et de l’océan. Les sols argilo-calcaires reposent sur un substrat de roche tendre très favorable à l’enracinement des vignes et parfait pour le drainage.

Les 24 hectares de pentes douces exposées Sud, Sud-Ouest (18 à Monconseil et 6 à Gazin) ont un encépagement judicieusement composé de 60% Merlot, 30% Cabernet Sauvignon et 10% Malbec. Monconseil-Gazin blanc représente en outre 2 hectares de Sauvignon et de Sémillon.

Premier domaine agréé TERRA VITIS à Blaye [2], la conduite du vignoble, respectueuse du milieu naturel, s’appuie sur les principes de l’agriculture raisonnée appliquée à la vigne et au vin.

Pour en savoir plus sur Monconseil-Gazin : http://www.vignobles-michel-baudet.com/

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La maison forte du Prat.

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Maison forte du Prat.

Vue de la façade (à gauche) et du pont qui a remplacé le pont-levis original.

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Maison forte du Prat, vue arrière.

L’on distingue très bien la limite de la hauteur de l’eau, en période hivernale.

C’est à partir des années 1170-1180 que les textes signalent des édifices qualifiés de "maisons fortes" ou "maisons fortifiées". [3] Ce phénomène se poursuit largement dans la première moitié du 13ème siècle et prend fin au début des années 1500.

Les maisons fortes ne sont pas des châteaux, mais sont davantage qu’une simple résidence : elles prennent généralement l’aspect d’une maison solide avec tours, mais peuvent aussi être un simple assemblage de corps de bâtiments, parfois assez hétérogènes.

Situées aux abords des bourgs, le long de routes principales ou à la frontière du grand domaine seigneurial, elles appartenaient à des cadets, à des parents ou à des alliés de la famille du seigneur.

Par définition, résidences de la petite aristocratie, elles avaient pour buts d’affirmer l’autorité du seigneur, de faciliter le prélèvement de l’impôt sur les marchandises en transit et participaient bien évidemment à la défense générale du domaine, par un système de "guet alerte" relativement élaboré. [4]
Ainsi, la dynastie des Rudel, vicomtes de Blaye du 10ème au 14ème siècle, avaient mis en place un réseau d’une quarantaine de maisons fortes, dont il ne reste aujourd’hui que deux exemplaires, celle du Prat, prés de Générac, et celle de Boisset, située sur la commune de Berson, près du carrefour de Bel Air.

La première Maison Forte du Prat, qui date de l’époque médiévale, a subi de nombreuses transformations avant d’être entièrement reconstruite au 16ème siècle, entourée de courtines et de fossés en eau.

Sous la Révolution, elle est vendue comme bien national, puis transformée en ferme au cours du 19ème siècle, avant de tomber en ruines au 20ème siècle.

Les propriétaires actuels, un couple de passionnés, ont entrepris une œuvre de restauration absolument remarquable en ce sens où ils respectent scrupuleusement les techniques de jadis.

Ainsi, ont-ils conservé tout ce qu’il était possible de remettre en état (comme par exemple un superbe escalier à vis en chêne massif) et reconstruit ce qui n’était plus récupérable (planchers en chêne fixés par des clous fabriqués "à la main", vitraux, grandes cheminées, etc.).
Autour de la maison ils ont également reconstitué les courtines, curé les fossés pour que l’eau puisse à nouveau les remplir au gré de la hauteur de la nappe phréatique, etc.

Figurant sur la liste des monuments historiques [5] la maison forte du Prat est en train de devenir un lieu d’exception que l’amour de l’ancien et du travail bien font renaître avec brio.

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Combats du Bernut.

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Canot impérial.

Cette reproduction donne une idée de ce que devait être le brigantin de l’empereur dont les Anglais se sont emparés aux Bernuts.

Le port du Bernut est situé sur la commune de St Genés de Blaye.
C’est à cet endroit que c’est déroulé en 1814, l’un des épisodes les plus marquants du siège éponyme relaté ici-même, à la page suivante http://vieuxblaye.free.fr/spip.php?article67 et dont voici un extrait : "Le vendredi 1er avril, craignant de voir sa flottille attaquée et détruite, l’amiral Jacob donne l’ordre d’appareiller pour descendre la Gironde par le canal de Saintonge et rejoindre Meschers. Celle-ci ne dépasse pas le Bernut, petit port situé à moins de 5 kilomètres au Nord de la citadelle, où elle est acculée par les navires anglais (péniches et chaloupes). Le combat maritime qui s’engage tourne à la faveur des Anglais, la flottille de l’amiral Jacob se saborde, les bateaux sont incendiés et explosent avec toute la poudre qu’ils avaient embarquée à Blaye (4 tonnes…), l’ennemi parvient à s’emparer du brigantin de l’empereur [6], puis débarque afin de poursuivre nos marins. Comprenant la situation, le commandant Merle forme rapidement une colonne d’intervention de 300 hommes dont il prend lui-même le commandement et va porter secours aux marins, "en petite foulée". Les combats se déroulent à terre. Les Anglais, sont repoussés et rembarquent, perdant une quarantaine d’hommes… La colonne de secours se replie sur la citadelle avec un mort et une vingtaine de blessés, elle ramène également un prisonnier. Le commandant Merle félicite chaleureusement sa troupe constituée de conscrits de la classe 1815. L’affaire a été rondement menée et malgré la perte des navires, le succès de l’infanterie est indiscutable."

Une anecdote concernant ces combats a connu un franc succès, il s’agit de celle relatant la conduite du dénommé Blanchon, matelot natif de Blaye, qui armé d’un fusil s’est battu avec une réelle bravoure.

Détestant les gendarmes qu’il appelait "les brasses carrées", et dédaignant les soldats qu’il appelait les "terriens", Blanchon était connu pour cogner d’abord et réfléchir ensuite… Il était de toutes les bagarres en ville et ne manquait jamais d’user de sa force pour faire respecter son point de vue…

Il passera d’ailleurs en correctionnelle quelques mois plus tard pour avoir tendu un véritable guet-apens à une patrouille de nuit de la garde nationale…

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Château de Segonzac.

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vue de face du chateau de Segonzac

Les châteaux, terre noble et seigneurie de Segonzac appartiennent au 17ème siècle à François de BELLOT, major au gouvernement de Blaye. Son fils, Robert, capitaine au régiment de VIGNOLLE lui succède et épouse Jeanne BRUN de GADEAU, l’une des plus anciennes familles du Blayais.

Le petit-fils du précédent couple, Joseph Antoine de BELLOT (172-1785), écuyer, capitaine au régiment de GUYENNE, chevalier de St Louis, est nommé maire de Blaye de 1768 à 1781. Il épouse Marguerite de RAMEZAY, fille du dernier gouverneur du Canada, d’où naîtrons, entre autres, six fils, tous officiers et chevaliers de St Louis.

A son tour, le petit neveu de Joseph Antoine devient maire de Blaye de 1819 à 1830, de 1841 à 1847 et en 1874 ; il s’agit de Victor de BEAUPOIL de St AULAIRE (1792-1884), il est à l’origine de la création du Lycée de Blaye (1842), une rue de la ville porte son nom.
Ses enfants vendent Segonzac et ses 93 ha en 1887 à Jean DUPUY (1844-1927).

Ce dernier, fils d’un colporteur et d’une domestique, est l’exemple type des nouvelles couches de la société qui gouverne la France au 19ème siècle. Par son intelligence, son courage, son travail et son culot, l’enfant de St Palais de Blaye va devenir l’un des principaux notables de la 3ème République. Successivement député puis sénateur des Hautes-Pyrénées, ministre de l’agriculture (1889), du commerce (1909), des Postes (1912), d’État (1917), il bâtit parallèlement un empire de presse dont le fleuron est "Le Petit Parisien" qui se vendra à trois millions d’exemplaires en 1918. Voulant affirmer une position dans sa région natale, il achète Segonzac en 1887, fait raser l’ensemble dix ans plus tard et hormis les chais et une tour fait bâtir le château que nous connaissons aujourd’hui, le tout entouré d’une propriété de 100 hectares.

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L’estuaire, vu du château de Segonzac.

Son fils Pierre (1876-1968) lui succède, il devient maire de St Gènes de Blaye et député de la Gironde en 1909. En dépit d’un style "grand bourgeois" adopté par la famille (vie parisienne, alliances prestigieuses, yacht, voitures de maître, réceptions, banquets, etc.) Jean et Pierre DUPUY aux tendances libérales et avancées sont promoteurs de chefs de file des idées républicaines dans le Blayais ; ils le resteront jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

Tout en se faisant connaître par ses écrits historiques, Micheline DUPUY, petite-fille du fondateur de la dynastie reprend la propriété. Elle vend l’ensemble en 1990 à Jacques MERMET, industriel d’origine Suisse.
Sa fille Charlotte et son gendre Thomas HERTER exploite aujourd’hui avec élégance un vignoble d’une trentaine d’hectares composé des principaux cépages de la région et produisant un crû bourgeois que chacun a pu apprécier ensuite dans la cave de dégustation du château.
Grâce à eux, Segonzac reste fidèle à sa destinée, une propriété historique à vocation viticole.

Pour en savoir plus sur le château de Segonzac : http://www.chateau-segonzac.com/

Passage des Frankton.

Sur le parvis du château de Segonzac, en ce lieu magnifiquement situé avec une vue imprenable sur l’estuaire, il n’était pas possible de ne pas évoquer l’une des actions les plus audacieuses mais aussi les plus téméraires de la seconde guerre mondiale : le raid des Frankton.

C’est en effet en contre-bas du château de Segonzac, sur les bords de la Gironde, que le samedi 12 décembre 1942, entre 6 et 7h00 du matin, les deux équipes survivantes du commando ayant posé des mines, la veille, sur des cargos allemands présents dans le port de Bordeaux, abordent la rive, détruisent leur kayak et commencent leur longue exfiltration à pied.

Ils devront marcher 160 kilomètres avant d’atteindre Ruffec [7] où les attend un point de contact de la Résistance. En ce mois de décembre froid et pluvieux, comme c’est généralement le cas dans la région, il leur faudra six jours et six nuits de solitude et de tension, de faim permanente, de caches plus ou moins de fortune pour parvenir au but.

La seule équipe ayant survécu et qui a donc pu décrire en détail son parcours, a passé la journée du 12 décembre, cachée dans un bois à environ deux kilomètres du château de Segonzac, entre St Genès de Blaye et Fours, avant de repartir, une fois la nuit tombée, à travers champs, pour éviter toute rencontre.

Cette épopée véritablement héroïque est comptée plus en en détail ici même, pour accéder à cet article, cliquer ci-après : http://vieuxblaye.free.fr/spip.php?article58 .

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L’exfiltration des Frankton.

C’est le major Hasler lui-même qui a réalisé ce dessin pour illustrer la longue marche de repli de la seule équipe survivante du raid, celle qu’il commandait.


Notes

[1Cinq siècles plus tard, dans la citadelle de Blaye, les travaux de Vauban utiliseront les mêmes mesures, ce qui tend à prouver la constance du travail des compagnons tailleurs de pierre et l’usage continu de la jauge (ou "quine") des bâtisseurs, laquelle comportait les cinq mesures romanes (paume, palme, empan, pied et coudée)

[2La charte de production TERRA VITIS assure une complète traçabilité des pratiques viticoles et oenologiques, certifiées chaque année par un audit externe.

[3Littéralement : "domus fortis, fortalicium, domus et turris fortis".

[4es maisons fortes d’une même seigneurie n’étaient guère éloignées les unes des autres (de un à deux kilomètres maximum) et formaient ainsi un véritable système relativement dense.

[5Éléments protégés : terrasse en terre-plein ; courtine ; cour ; pont ; douves ; site archéologique.

[6Les Anglais sauront faire un bon usage de cette prise symbolique : la nuit suivante, profitant de l’obscurité, ils viendront narguer la garnison de Blaye en promenant fièrement leur capture autour de l’île Sans-Pain. Et à défaut de lumières et de phares, on pouvait entendre retentir les fanfares joyeuses de la musique ennemie depuis les murs de la citadelle…

[7Ruffec se trouve entre Niort et Limoges, à 50 km au Nord d’Angoulême



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